Faites connaissance avec l'étudiant en recherche CAPSI : Matilda Owusu-Ansah

Faites connaissance avec l'étudiant en recherche CAPSI : Matilda Owusu-Ansah

Matilda Owusu-Ansah

Matilda Owusu-Ansah est une doctorante passionnée par la philanthropie et qui a un impact positif sur ses communautés. L'expérience qu'elle a acquise dans le domaine de la philanthropie lui a permis d'être une force positive et motivante dans ses projets.

 

Q : Sur quoi portez-vous vos recherches et qu'est-ce qui vous a incité à emprunter cette voie ?

 

Ma décision de poursuivre un doctorat dans le domaine de la philanthropie vient après plusieurs années de travail au sein d'organisations gouvernementales et non gouvernementales. Elle est née d'un désir profond et croissant de me remettre en question sur le plan académique, de contribuer aux connaissances existantes dans le secteur humanitaire par des recherches empiriques et de mieux comprendre le comportement des gens en matière de don. Il s'agit également d'explorer les possibilités de développement personnel, de travailler en réseau, de transférer des compétences avec des experts et de trouver des moyens d'améliorer la vie des personnes vulnérables dans la société. Depuis 1993, j'ai eu le privilège de faire une différence dans la vie des enfants, des jeunes et des communautés en travaillant avec deux ONG internationales, ce qui a influencé ma réflexion et mon expérience de la philanthropie. En travaillant avec la Planned Parenthood Association of Ghana et SOS Children's Villages International à divers titres, j'ai compris la nécessité d'attirer des sponsors locaux pour soutenir le travail de la société civile. Je suis curieux de comprendre les motivations des dons philanthropiques en Afrique.

 

Q : Qu'avez-vous appris ou vu qui a été vital pour votre carrière ou qui vous a le plus marqué ?

 

Après deux décennies et demie de travail dans des environnements moins rigoureux et moins précis, j'ai compris assez tôt que cette nouvelle activité universitaire serait stimulante et passionnante. Elle exigerait de longues heures de travail minutieux et méthodique, une bonne dose de frustration et de confusion, et un juste équilibre entre le travail, l'école et la vie de famille. Ce qui m'a frappée, c'est le rôle vital et de soutien du processus de supervision et la manière dont cela pourrait soit améliorer soit entraver la réalisation de mon objectif académique.

 

Il était essentiel d'établir des attentes mutuelles qui mèneraient à un processus de contrôle efficace, et j'ai fini par apprécier le rôle essentiel du contrôleur. Des réunions régulières pour discuter de mon travail, clarifier les malentendus, lire les projets, être disponible et réactif de la manière la plus appropriée ont facilité mes progrès. Sans être choyé ou favorisé, le contrôle a consisté à fournir des documents pertinents, des conseils d'experts, des suggestions dans le domaine concerné et un retour d'information positif et correctif. Mon exposition à d'autres opportunités académiques telles que des conférences, des ateliers et des séminaires m'ont permis d'interagir et d'échanger avec d'autres universitaires.

 

Q : Quel est l'impact potentiel de votre recherche dans le domaine des investissements sociaux ?

 

Une étude sur ce qui motive les dons caritatifs chez les Ghanéens est pertinente à bien des égards pour les chercheurs, les praticiens et les décideurs politiques. Tout d'abord, elle permettra de comprendre en profondeur comment les motivations intrinsèques et extrinsèques sont associées aux comportements altruistes des Ghanéens. Deuxièmement, la connaissance et la compréhension des facteurs d'influence sur la prise de décision en matière de bienfaisance permettent d'établir un modèle et un profil du donateur ghanéen individuel qui sont pertinents et utiles pour ceux qui travaillent dans le secteur à but non lucratif. L'environnement social, politique et économique dans lequel travaillent les organisations à but non lucratif exige une compréhension plus approfondie des motivations des donateurs afin de mieux les contacter et communiquer avec eux. La plupart des organisations caritatives ont l'habitude d'attirer des fonds des secteurs public et privé, mais ne disposent pas de données empiriques sur les donateurs individuels. Il est nécessaire de comprendre les préférences personnelles et ce qui pousse les gens à faire des dons. La compréhension des préférences personnelles permettra de conserver les donateurs existants et d'attirer des ressources potentielles et nouvelles nécessaires aux projets. Troisièmement, une étude qui aide à décrire et à comprendre ce qui pousse les Ghanéens à faire des dons peut être utile pour solliciter et réorienter les activités philanthropiques afin de les aligner sur les priorités du gouvernement. Enfin, compte tenu des nombreuses études et de la littérature existantes sur la philanthropie, provenant principalement des pays des économies développées, le caractère unique du don au Ghana est presque inexistant dans la littérature. Cette étude contribuera à fournir des informations spécifiques au contexte ghanéen.

S'abonner

Recevez les dernières nouvelles de CAPSI dans votre boîte de réception.

15585